00:00:00 / 00:00:00
C'est très simple...
Il suffit de poser votre candidature ici.
Vous pouvez soutenir le projet Koregos de plusieurs façons. Cliquez ici pour tout savoir.


Oscar Jespers dans sa maison

7 November 2016

Oscar Jespers, Tête de femme, 1921
Close
Fils du sculpteur Emile Jespers, Oscar Jespers (1887-1970) nait à Borgerhout en 1887. Il fréquente très tôt l’Académie d’Anvers où il effectue sa formation de sculpteur avec, entre autres, Thomas Vinçotte. Jespers acquiert une formation solide : il apprend ainsi à mémoriser les traits d’un visage et à passer par l’esquisse ou le dessin afin de fixer les grandes lignes de l’œuvre à venir. Vinçotte incite également ses élèves à travailler tous les matériaux de la même manière qu’il s’agisse de marbre ou de plâtre. En 1912, Oscar Jespers s’installe dans son propre atelier où il réalise ses premières œuvres. Durant la Première Guerre mondiale, lui et son frère Floris, qui deviendra un peintre renommé, se lient d’amitié avec le poète Paul van Ostaijen. Cette sympathie mutuelle amène le sculpteur et le littérateur à collaborer à la réalisation du premier recueil en vers dadaïste en langue néerlandaise. Le volume paraît en 1921 avec des illustrations de style cubiste. A la même époque, le sculpteur expose à la Galerie Sélection et entre en contact avec ses fondateurs, Paul-Gustave van Hecke et André de Ridder qui deviendront des amis.

Ses œuvres de l’époque montrent l’influence d’Auguste Rodin et de Rik Wouters mais aussi de Constantin Meunier, Georges Minne et Fernand Schirren. Jespers va très vite évoluer vers un style éclectique confinant à l’expressionnisme. Cependant il subsiste peu de choses de la période 1918-1921, le sculpteur ayant détruit une partie de sa production la considérant comme trop expérimentale et non conforme à ses souhaits. A partir de 1921 et durant une décennie, Oscar Jespers taille dans la pierre blanche et dans le granit belge une série de têtes qui constituent un ensemble autonome (« Perle fine » 1925, « Boxeur » 1926, « Tête de femme » 1929). A cette occasion, le sculpteur affirme que le bloc de pierre brut doit rester le plus visible possible malgré l’intervention de l’artiste. A la même époque, Jespers réalise une série de nus qui sont au nombre de ses œuvres les plus abouties.

En 1927, lors de la création de l’Ecole nationale supérieure de l’Architecture et des Arts décoratifs, Henry van de Velde offre à Oscar Jespers la direction de la classe de sculpture. Cette proposition entraîne le déménagement de la famille Jespers d’Anvers à Bruxelles et la construction du magnifique immeuble-atelier réalisé par Victor Bourgeois sis avenue du Prince héritier à Woluwe-Saint-Lambert. Oscar Jespers n’hésite pas à s’attaquer à des œuvres plus monumentales (« Naissance », « Le lutteur », « le Monument funéraire à Paul van Ostaijen »). Celles-ci lui permettent d’obtenir des commandes officielles pour les expositions universelles de 1935 (Bruxelles) et 1937 (Paris). Pour celle de Paris, il réalise pour le Pavillon belge un bas-relief monumental de cuivre martelé ayant pour titre La Belgique au travail (aujourd’hui au Middelheim d’Anvers). La même année, il donne également une version des Quatre saisons pour la façade de la Caisse générale d’Epargne et de Retraite (rue Fossé-aux-loups). Après la Seconde Guerre mondiale, il exécute des nus féminins en terre qui seront réalisés en bronze. Ceux-ci expriment la plénitude et la féminité d’une manière tranquille, heureuse et rayonnante. Mais Jespers revient ensuite au ciseau et travaille à nouveau la dure pierre et le marbre, pour réaliser des portraits et des œuvres monumentales. Son œuvre riche et variée restera comme un témoignage significatif d’une époque charnière dans l’histoire de l’Art.

Informations pratiques

Lieu : Musée de la Photographie
11 avenue Paul Pastur, 6032 Charleroi
Dates : Jusqu’au 22 mai 2016
Horaires : Accessible du mardi au dimanche de 10 à 18h00
Lien : www.museephoto.be

Galerie

Galery
    3 pictures Diaporama
    FRANCAIS - ENGLISH

    Recherche simple

    Recherche avancée

    Lettre d'information

    Avec le soutien de :