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Foujita, œuvres d'une vie
Actualités

23 Janvier 2019

Foujita, Autoportrait, 1929, The National Museum of Modern Art, Tokyo, Copyright Fondation Foujita / ADAGP, Paris, 2018
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L’exposition réunit 37 peintures représentatives de l’évolution de l’artiste, soigneusement choisies parmi les collections de musées japonais et français. Elle retrace l’ensemble de la carrière de Foujita – de son arrivée à Paris en 1913 à sa mort en 1968, mettant en lumière la faste période du Paris des années 20. Une dizaine d’œuvres des années 1930 et 1940 réalisées en Amérique latine et au Japon – notamment deux peintures de guerre – sont montrées à Paris pour la première fois.

L’arrivée de Foujita à Paris marque un tournant dans sa production artistique : dans ce milieu cosmopolite il s’essaye au cubisme, à des paysages proches de ceux du Douanier Rousseau. Ce n’est qu’au début des années 1920 qu’il met au point un style personnel caractérisé par la description minutieuse des objets, par une gamme chromatique réduite au noir et surtout au blanc, par la finesse de son trait et son sens de la matière. Il mêle ainsi des éléments traditionnels orientaux à l’art vivant du moment. Son succès est considérable dans les « années folles » notamment avec ses nus à la chair laiteuse et sa présence excentrique sur la scène parisienne.

En 1930, des problèmes avec le fisc et des soucis conjugaux l’obligent à quitter Paris pour une tournée en Amérique latine et au Japon. Il abandonne ses nus pour des compositions qui inaugurent le grand retour de la couleur. Au cours de ses voyages, le réalisme presque ethnographique fait son apparition dans ses peintures des populations américaines du Pérou au Mexique. À la fin de 1933, il s’installe à Tokyo et, lorsque le Japon entre en guerre avec la Chine, il devient peintre aux armées et envoyé au front. Il passe la Seconde Guerre mondiale au Japon et réalise une série de peintures de guerre sous la direction de la propagande de l’armée impériale. Leur interprétation ambiguë peut toutefois être vue comme un plaidoyer contre la guerre. Ces compositions sombres et hallucinées ne sont pas sans rappeler Delacroix ou Géricault par exemple. À la fin de la guerre, ostracisé pour sa participation à la propagande par une partie des artistes japonais, il décide de quitter le Japon pour les États-Unis en 1949, puis en 1950 pour Paris.

Ce retour en France est pour lui définitif : il demande sa naturalisation puis se convertit au catholicisme. Il réinvente une figuration étrange peuplée d’enfants au teint de porcelaine, d’animaux sortis de contes ou de compositions hors du temps. La fin de sa vie est consacrée à l’art religieux dont il adapte le modèle des maîtres anciens, ceux de la Renaissance flamande ou italienne.

Informations pratiques

Lieu : Maison de la Culture du Japon
101 bis Quai Branly, 75015 Paris
Dates : Jusqu'au 16 mars
Horaires : Accessible du mardi au samedi de 12 à 20h00, fermé le dimanche et le lundi
Lien : www.mcjp.fr

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